Je crois bien que suis de nouveau
A l'intérieur de ce fameux monde lointain
Rien autour, rien en bas, rien en haut
Une impression étrange d'être au milieu de tout et de rien
Du tout

Je trouve enfin la porte, seule cordon de la réalité
Je tends mes mains pour l'ouvrir, et m'en sortir
Mais rien à faire tout est figé, paralysé
A force de tout tenter je commence à m'affaiblir

Et je mets à réfléchir sur un éventuel avenir et devenir ici
J'entends soudain par dessus mon silence et derrière la porte
Comme des airs de la gamme du libertin
Cherche t'on à me narguer, à m'interroger, qu'importe
Je tente agonisé de me relever, mais en vain
Epuisé je cris de m'ouvrir à la réalité
Mais de l'autre côté personne ne semble m'entendre
Allongé mes yeux se ferment sans contrôle et tout doucement

En espérant que la réalité peut-être me ranime
Et me ramène un jour où les notes de piano seront aiguës
Ou devant cette soit-disant bonne étoile
Pour m'éclaircir sur ce monde de plus en plus confus

(Romain Lateltin)