Il y a des soirs comme ça
Où j'ai cette étrange sensation
De me sentir vaguement par là
D'être comme qui dirait un pion
Que l'on dépose un instant
Sans qu'il n'ait vraiment
De face et de place

Quelle angoisse d'être sans intérêt
De soudainement se sentir inutile
Et de perdre à force l'attrait
De ces choses finalement futiles
Que l'on s'oblige à vouloir encore
Pour se sentir de nouveau à bord
Repartir et s'enfuir
C'est alors que je me dévoile
Pour cette soi-disant bonne étoile
Et j'attends seul pour qu'elle me lance
Sa poussière brillante et intense
Qui à chaque fois me résonne
Pour mieux comprendre ma personne
Qui à chaque fois m'emprisonne
Pour mieux comprendre ma maldonne

(Romain Lateltin)